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En attendant le Michelin…
C’est avec 15 jours d’avance sur le calendrier habituel que le guide Michelin révélera son palmarès 2019 lundi 21 janvier. Largement concurrencé par les autres guides (Gault & Millau et fooding en tête), les plateformes d’avis (Tripadvisor et google), les réseaux sociaux et les sites internet régionaux, le Michelin a plus que jamais nécessité de faire le buzz.
Gwendal Poullennec, nommé en septembre dernier directeur général du guide en remplacement de Michael Ellis, parti rejoindre une chaîne hôtelière de luxe à Dubaï, annonce haut et fort que le Michelin 2019 va pulvériser le nombre déjà important de nouveaux étoilés de 2018 (57 nouveaux chefs ont reçu une étoile l’an passé). «2019 est une année record: jamais le guide France n’avait reçu autant de nouvelles tables étoilées d’un coup. La France enverra donc un signal puissant le 21 janvier prochain: la gastronomie française est à son firmament». Les femmes, les cuisines d’ailleurs et les jeunes talents devraient être mis à l’honneur cette année.


Des chefs et des rumeurs
Pour obtenir sa 3ième étoile, un restaurant doit proposer « une cuisine remarquable, une table qui vaut le voyage« . Les noms de Jean-François Piège (Le Grand Restaurant, Paris), d’Alexandre Couillon (La Marine, Noirmoutier) et de Jean Sulpice (Auberge du Père Bise, Talloires) circulent.
Dans le sens inverses, 3 tables devraient passer de 3 à 2 étoiles : La maison des bois de Marc Veyrat à Manigot en Savoie seulement une année après l’avoir conquise, l’Auberge de l’Ill de Marc Haeberlin, l’un des plus anciens restaurants 3 étoiles de France et l’Astrance de Pascal Barbot à Paris. Une information qui, si elle se confirmait, pourrait faire office d’une bombe…


Selon le guide, un établissement deux étoiles propose « une cuisine excellente et une table qui mérite un détour. » Les très créatifs Alexandre Mazzia (AM, Marseille) et David Toutain (Paris) font figure de favoris. Dans le sud-Ouest, les Frères Ibarboure (Bidart), Lionel Giraud (La Table de St Crescent, Narbonne) et Franck Renimel (En Marge, Prox. Toulouse) pourraient également se distinguer.
Selon le journaliste du Point Thibaut Danancher, 6 tables devraient passer de 2 à 1 étoile : Alain Dutournier au Carré des Feuillants et David Bizet au Taillevent à Paris,  Guy Lassausaie à Chasselay, Nicolas Decherchi à La Paloma à Mougins, Alain Montigny à L’Oasis à Mandelieu-la-Napoule et Thierry Drapeau à La Chabotterie à Saint-Sulpice-sur-Verdon.


C’est dans la catégorie une étoile – « une très bonne cuisine dans sa catégorie » – que le nombre d’entrées devrait être le plus important. Elue table de l’année au fooding et grand de demain au Gault& Millau, la révélation Aponem, au nord de Béziers, devrait décrocher sa première étoile. A quelques kilomètres de là, les deux frères belges de la table de Castigno sont des prétendants crédibles.
En région toulousaine, la rumeur décerne une première étoile à Simon Carlier (Solides, Toulouse) et à Thomas Vonderscher (Le Cénacle, Toulouse). Si tel est le cas, comment de pas en décerner une au chef Jean-Baptiste Rivière (L’Equilibre*, Balma) qui fait l’unanimité ! Le jeune et très créatif chef Balthazar Gonzalez (Hédone, Toulouse) et Alban Cachat-Rosset (ACR Expériences, Toulouse) pourraient créer la surprise. A une demie-heure au nord de la ville rose, le discret Château de Drudas a toutes les armes en main pour faire son apparition dans le palmarès.
Plus à l’ouest sur la Côte Basque, l’Antre du chef australien Luke Dolphin et l’Entre Deux de Rémy Escale, respectivement à Bidart et Biarritz, sont parfois cités. Que fera le Michelin avec Elements, la plus underground des tables à la mode, élue table de l’année 2018 au fooding? Réponse lundi 21 janvier dès 17h00 en direct sur notre site.


* Le restaurant l’Equilibre vient de décrocher un bib gourmand il y a quelques jours. Pour obtenir un bib gourmand, les établissements doivent proposer un menu complet (entrée, plat, dessert) à un prix maximum de 33€en province, et de 37€ à Paris. 


Crédit photo : Anastasia Dulgier